Je me propose de vous faire découvrir cette arme et une partie
de son histoire, aux travers des pièces de ma collection.
Une importante littérature existe déjà sur ce
thème, mais en anglais la plupart du temps, hormis une série
d’article parue dans " La Gazette des Armes ", il y
a peu.
Pour le collectionneur d’objet militaire, une des questions récurrentes,
est de savoir si l’objet possédé ou convoité est " bon " et
d’époque !
Un cruel dilemme s’il en est, c’est donc pour aider les
plus débutants d’entres-nous, que je prends ma plume aujourd'hui’hui.
Et autant commencer par le début !!!
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Ci-contre :
M-1 Garand, de la seconde guerre premier modèle, fabrication
Springfield de l’année 1941. Notez l’absence de
la barrette de verrouillage sur la hausse, qui est souvent pris comme
preuve de fabrication seconde guerre par les marchands !!!
Alors qu’un type précoce a été utilisé jusqu’en
1942.
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Voilà le problème : Je souhaite avoir
un Garand historiquement correct, de manière à le faire
figurer au côté du magnifique mannequin de Gi, monté à grand
renfort d’espèces sonnantes et trébuchantes au
grand damne de ma tendre et chère et au grand bonheur des vendeurs
!
De nos jours (!), Les bourses aux armes, regorgent de pseudo-spécialistes
en armes, qui savent de quoi ils parlent (si si), et vous proposent
de magnifiques affaires à un tarif concurrentiel mais somme
tout élevé, qu’il s’agisse d’arme neutralisée
ou en catégorie de chasse. Alors autant ne pas se faire avoir
par ces margoulins, et toujours ce référer à la
règle N°1 du parfait collectionneur " si doute
il y ‘a, abstinence ’observe ".
Alors pour commencer, durant la deuxième guerre, seuls
deux fabricants ont produit du Garand, il s’agit de Winchester
Repeating Arms et de Springfield Armory.
Pour Winchester c’est simple sachant que leur fabrication a cessé en
juin 1945, tous les Garand estampillés Winchester de A à Z
sont d’époques point à la ligne. Pour le bois et
les mélanges de pièces, on verra après !
Pour Springfield une seule chose à regarder en premier lieu
: Le numéro de série, supérieur à 3888081
(on retient 3.900.000) ... c’est après-guerre !
Et s’il est inférieur bingo ! C’est gagné !
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Ci-contre de gauche à droite quelques exemples
de marquages de boîtiers:
deux Winchester fabrication WWII,
Springfield WWII,
IHC après-guerre,
H&R également après-guerre |
Par la suite, et toujours avant l’achat, plusieurs
choses sont à vérifier, en premier lieu les marquages
des petites pièces : WRA c’est du bon Winchester, SA c’est
Springfield, HRA c’est Harrington & Richardson Arms, et IHC
= Internatinal Harvester Company (oui oui, le fabricant de tracteur),
les deux derniers sont après guerre !
Pour le canon il suffit de tirer en arrière le levier d’armement " à pas
peur ", si la machine fonctionne, la culasse reste québlo
en position arrière, alors évite de mettre les doigts
n’importe ou !!!
Une fois la culasse en position arrière, apparaissent les marquages
du canon avec une date, il suffit de la lire, chez Winchester pas de
date mais en règle générale un joli WR, et lorsque
le garde-main arrière est enlevé « WRA D35448 » apparaît
sur le dessus du canon, sur une bourse on se contente du WR !!!
Le démontage plus poussé que nécessite le garde-main
est à proscrire si on ne la jamais pratiqué !
Après appuis avec le pouce de la main gauche l’élévateur
qui fait sailli dans la boîte de culasse et la bloque (la culasse),
et en même temps avec l’autre tire la culasse un peu en
arrière et laisse le tout revenir en position avant ; et si
tu as lu jusqu’à la virgule précédente et
pas après parce que trop pressé, cherche de l’Urgo
!!!
La culasse c’est marqué dessus comme le P…
Pour les bois, contrairement à certains, il n’y a pas
que du noyer, certains fruitier comme le cerisier ont été utilisés
mais pas le hêtre ou le sapin !!!
Deusio là aussi il y a des tampons encadrés avec WRA
pour deviner ? et SA pour … Surmontant les initiales du contrôleur
:
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Ci-contre:
Culasse SA, WWII. Notez la modification « 12 ».
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Springfield Armory : N° de
série
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SA Stanley P. Gibbs
SPG 1936/Milieu 1940 |
81-75.000 |
SA Col. Gilbert H. Stewart
GHS milieu 1940/juin 1942 |
75.001-700.000 |
SA Col. Earl Mc Farland
EmcF juin 1942/juillet 1943 |
700.001-1.800.000 |
SA Col. George A. Woody
GAW juillet 1943/octobre 1944 |
1.800.001-3.260.000 |
SA Gen. Norman F. Ramsey
NFR octobre 1944/novembre 1945 |
3.260.001-3.900.000 |
Winchester Repeating Arms : N° de
série
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WRA Col. Robert Sears
RS juillet 1940/juin 1941 |
100.501-111.500 |
WRA Col. Waldemar Broberg
WB juillet 1941/juin 1942 |
111.501-1.218.971 |
WRA Col. Guy H. Drewry
GHD juillet 1942/juin 1945 |
1.218.972-
Fin de la production |
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Deux crosses de chez Springfield, NFR et GAW

Détail de l’emprunt à gaz à pourtour
chromé après-guerre, et à droite sans chromage
de la deuxième guerre

Marquages de deux canons S.A. à G., de 1941 ; et à Dr.,
de 1945
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Les marquages figurent en avant de la crosse, sous l’arrière
du boîtier culasse (voir photos ci-dessus), et nul part ailleurs,
si un tampon RIA est présent en plus, cela indique que l’arme
est passé en réparation, ou plutôt en reconstruction
chez Rock Island Arsenal.
On y trouve aussi le tampon d’épreuve et d’acceptation. |
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Ci-contre :
- à Gauche. tampon d’épreuve à l’intérieur
de la poignée pistolet
- à Droite. tampon d’acceptation et
réception par le matériel sur la calotte de la poignée
pistolet
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Il est évident, que ces données doivent
correspondre avec le numéro de série de l’arme
en terme de production et avec la date du canon et dans ce cas on observe
soit une corrélation exacte ou deux à trois mois de différence
!
Pour la faire aux revendeurs de tous poils voici d’après
moi ce qu’il faut faire, et je n’ai pas la vérité vraie,
il y a peut-être mieux, mais en attendant !
UN, ne pas éduquer le vendeur, bref le laisser dans son ignorance, ça évite
la valse des prix.
DEUX, trouver un ensemble bois/boîtier culasse/culasse/canon
homogène, le plus dur quoi !
Une fois trouver le bonheur, trouver les défauts : pièces
italiennes (souvent marqué PB), rouille, bois marqués
et sales pas très compliqué à faire, et négocier
le prix vers le bas mais pas trop quand même !!!
Compter environs de 2000 à 2300 FF pour un neutra. mais pas
plus. L’ensemble pontet-détente on s’en fou ce n’est
pas très cher et facile à trouver, pareil pour l’emprunt à gaz.
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1-
Les numéros de séries attribués pour
la seconde guerre
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Firmes :
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N° de série :
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| Springfield |
1-100.000 |
| Winchester |
100.001-165.000 / 165.500* |
| Springfield |
165.501* / 165.001-1.200.000 |
| Winchester |
1.200.001-1.357.473 |
| Springfield |
1.357.474-2.305.849 |
| Winchester |
2.305.850-2.655.982 / 2.655.849* |
| Springfield |
2.656.149 / 2.655.983-4.100.000 / 4.200.000* |
| Rock Island Arsenal |
X2.655.982-X2.656.148* |
Les numéros de séries indiqués en écriture
normale sont ceux communément admit, ceux en gras tiennent comptent
d’une série attribuée à R.I.A. devant servir
pour des armes d’essais et des reconstructions à partir
de Garand abîmés, mais présente un trou de production
entre X2.655.849 à X2.655.982 !
Les numéros de boîtier culasse, sont assignés de
manière à ne pas avoir de double numérotation,
en théorie car pour ce qui est de la pratique il y a eu des
doublons. La production de Springfield cesse approximativement au numéro
3.900.000, pour l’instant le numéro le plus haut connu
est 3.888.081, alors allez voir le vôtre il est peut-être
au-dessus !!!
Car l’ensemble de mes sources, provient en majeure partie des
States, seulement il est possible chez nous de trouver mieux !
Principalement en pièce de « grenier », et quelques
fois sur des bourses !!!
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2-
Numéro de série et date de fabrication
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Firme : Springfield Armory:
Années :
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Premier N°
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Dernier N°
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| 1937 |
81 |
1034 |
| 1938 |
1035 |
6972 |
| 1939 |
6973 |
23.567 |
| 1940 |
23.568 |
100.000 |
| 1940 |
165.501 |
169.073 |
| 1941 |
169.074 |
429.811 |
| 1942 |
429.812 |
1.090.310 |
| 1943 |
1.090.311 |
2.420.191 |
| 1944 |
2.420.192 |
3.359.159 |
| 1945 |
3.359.160 |
3.888.081 |
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Firme : Winchester Repeating Arms
Co.
Années :
|
Premier N°
|
Dernier N°
|
| 1941 |
100.001 |
137.960 |
| 1942 |
137.961 |
165.500 |
| 1942 |
1.200.01 |
1.276.102 |
| 1943 |
1.276.103 |
1.380.000 |
| 1943 |
2.305.850 |
2.364.642 |
| 1944 |
2.364.643 |
2.533.142 |
| 1945 |
2.533.143 |
2.536. ??? |
| 1945 |
1.600.0 |
1.640. ??? |
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Il est possible de connaître le mois de production pour chaque
année en fonction du numéro de série,
mais le tableau étant trop "volumineux ", les personnes
intéressées peuvent me contacter par E-Mail.
Maintenant plus compliqué, il existe d’autres numéros,
le " Drawing Number " et le " Revision
Number ".
Le premier est traduisible par numéros de nomenclature et le
second par numéros de modification.
Je m’explique, par exemple le numéro. de nomenclature
de la culasse est D28287 (pour la seconde guerre)
suivit d’un tiret et d’un chiffre correspondant à la
modification puis les initiales du constructeur !
Si vous avez suivit ça donne par ex. : D28287-I W.R.A,
pour une culasse de chez Winchester de première modification
et par ex. : D28287-2 S.A, pour une culasse de chez
Springfield de deuxièmes modifications, et pour les culasses
les modifications d’usinages vont jusqu’à douze.
Après guerre lorsque le Garand est remis en production (en 1953)
on supprime le N° de modification et est rajouté le nombre 65 en
avant, ce qui donne : D6528287 H.R.A ou I.H.C ou S.A.,
et là le déclic de matos après-guerre doit s’opérer
!
En dessous de ce numéro de nomenclature on peut rencontrer un
couple de lettre et de chiffre, par ex. : RE 2, il
s’agit simplement du fournisseur du métal ayant servit à faire
la culasse et de son numéro de lot, dans le cas présent
: Republic Steel Corporation et le numéro de lot.
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Ci-dessous: Vue éclaté du boîtier
de culasse, ses pièces et ses " Drawing Numbers "

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Ci-dessus: Vue éclatée du canon et de l’emprunt
des gaz, avec ses " Drawing Numbers "
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Et maintenant, les organes de visée, d’abord
arrière :
La hausse, facile, il y a une barre de verrouillage externe qui n’est
pas présente sur les armes après-guerre !
Voilà ce que plupart des gens savent !
Mais ce n’est pas vrai, ils y’en a trois de différents
et mieux qu’un savant discours voilà trois photos : |
Le premier type dit " Flush Nut "
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Le plus connu dit " Locking Bar "
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Le modèle après-guerre
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Ci-dessus : Vue éclatée de la hausse et ses numéros
de nomenclatures.
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L’ensemble emprunt des gaz et guidon avant a
connu lui aussi son lot de modification, cependant on retiendras
deux modèles, bien qu’un modèle « Post-War » existe
mais la différence est plus que minime, diamètre des
trous sur les oreilles.
Par contre pour l’emprunt des gaz, la vis est importante, car
elle existe en deux variantes, avant et après 1942*.

Ci-dessus : De gauche à droite ; guidon et vis premier type
de Garand « Pre War », vue arrière du mode de
fixation du guidon à lame et du bouchon de protection ; guidon
et vis second type à valve, vis Allen de fixation du guidon à lame.
De plus noter sur l’emprunt à gaz de
gauche une fente servant de sécurité pour l’échappement
intempestif de gaz en cas re rupture de l’emprunt (également
ci-dessous).

Ci-dessus : A gauche, le premier type d’emprunt
des gaz, et à droite le deuxième
La deuxième cruciforme (nommé Poppet),
dissimule une valve qui à pour rôle de boucher l’orifice
d’emprunt des gaz lors de la fixation du lance-grenades, et
du tir de celle-ci, car la monté en pression n’est pas
la même que pour la munition standard, et si l’arme absorbe
le recul, ou plutôt le tireur la culasse et son levier d’armement,
bonjour le tatouage Springchester !!!
Donc embout lance-grenades M-7 monté = tir à réarmement
manuel !
Après guerre le lance-grenades est modifié pour permettre
le tir semi-automatique.
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Ci-dessous
: Vue éclatée de l’emprunt des gaz, et " Drawing
Numbers "

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Pour l’ensemble pontet-détente
il faut privilégier le modèle fraisé (voir photo)
au modèle estampé, ce dernier n’étant pas
forcément mauvais sur un Garand seconde guerre car adopté fin
44 ! Mais bon c’est plus joli avec l’autre.
Ci-contre
: Ensemble détente/pontet de premier modèle fraisé.
Ci-dessous un éclaté du pontet

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Numéro de nomenclature du marteau,
fabrication Springfield de 5 modifications
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Détail du drawing number de fabrication S.A.
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Sûreté et son numéro
de nomenclature,
4 modifications de chez Winchester.
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Ci-contre : les deux types de
pontets, à gauche le modèle fraisé et à droite
le modèle estampé. |
Pour la
culasse en elle-même on relève jusqu’à douze
modifications d’usinage, mais rien de vraiment flagrant,
c’est pour cela qu’il faut veiller à sa provenance
(bon fabricant), c à d pas de 65 en avant du numéro de
nomenclature et quelle provienne de chez S.A. ou W.R.A.
Ci-dessus : Vue éclatée de la culasse, ses petites pièces
et " Drawing Numbers "
Arrivé à ce stade il reste, à voir
les bois en détail, ses marquages étant déjà traités.
Pour les bois il existe aussi quelques différences avant et
après 1942* :
Ci-dessus :
Fixation du garde-main arrière premier modèle
rainuré et fraisé fixation
du garde-main arrière deuxième modèle plat et
estampé
Fixation de jonction garde-main avant/arrière à gauche
profil arrondi à droite profil plat.
Ci-dessus :
Bois inférieur à canal
long d’avant 42*, causant
des problèmes lors du
va et vient avec le levier
d’armement et sa tige
I il est raccourci par la suite
pour y remédier voir
photo de droite.
Le premier modèle " Gas Trap " ou Garand M-1936,
a une plaque de couche sans portière et donc sans emplacement
de nécessaire de nettoyage
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Ci-dessus: Vue éclatée du bois
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Je conseil la lecture de " M1 Garand 1936 to 1957 – Wartime
Production " par Craig Riesch aux éditions North Cape Publications,
disponible à la boutique Le Hussard ou chez E.S.P. l’ouvrage
vous dira tout sur les bonnes pièces à trouver ou à mettre
dans votre Garand !!! Voilà j’espère vous avoir appris
un ou deux trucs sur le Garand !!!
Tout étant égal par ailleurs, les U.S améliorent
tous au long de la guerre leurs techniques de fabrications, toujours
plus, mieux, et plus vite … Ce qui fait que beaucoup de pièces
sont modifiées, simplifiées ou renforcées !
Par exemple rien que pour le levier d’armement il existe trois
variations ! Variations qui ont été monté en seconde
monte ou à l’origine, et bien souvent par le deuxième
ou premier échelon. |
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Mais, grâce aux archives des fabricants on peut savoir qui va
avec quoi ou et comment, notamment avec l’ouvrage pré-cité,
quand je vous dis que c’est un bon bouquin que celui-là !!!
Cependant il faut dire qu’un M1 Garand complet avec toutes ses
bonnes pièces, ça ne se trouve pas sous les sabots d’un
cheval, loin de là d’ailleurs ! Et il vaut plus cher qu’un
des philippines avec crosse en bois " précieux " et
plein de pièces de reçupération, ou que son homologue
sauce napolitaine …
Avant de conclure, un petit mot sur la finition, elle est du type parkérisé pour
l’ensemble des pièces, la parkérisation intervient
avant le montage de l’arme, donc un modèle non restauré doit
présenté des teintes différentes ! Et pas une
belle finition trop homogène ! De plus au moment de la restauration
il est généralement obligatoire de reprendre les surfaces
métalliques abîmées, ce qui fait que les arrêtes
son moins vive voir arrondie, donc méfiance au Garand trop neuf
! Après tout une arme de plus de cinquante ans et quel que soit
son mode de stockage ne présente pas d’aspect sorti de
caisse !!!
De plus certains Garand présente une teinte " duotone ",
la partie arrière de la boîte de culasse est plus foncée
que la partie avant, ceci est du au fait que la moitié arr.
de la boîte recevait un traitement visant à diminuer sa
fragilité (probablement pour le tir F.L.G.), par immersion dans
du plomb ; ce traitement persiste après une restauration et
donc la nuance.

Ci-dessus: Finition parkérisé original d’un M1-Garand
et Finition " Duotone ", d’un fusil M1-Garand
|
Dans le prochain article je traiterai de son mode de
fonctionnement ou cinématique pour les puristes, ainsi que du
démontage de l’arme, puis nous verront les accessoires
de l’arme.
Voilà pour cette fois, j’en vois déjà plus
d’un totalement atterrés devant un Garand tout démonté !!!
A la recherche d’un bon numéro quelque part, mais c’est
pas grave !!!
P-S : Une autre astuce concernant les bois, pour
les Garand provenant d’Italie, ceux-ci ayant adoptés,
comme tous pays membres de l’OTAN le calibre 7,62, ils ont modifié ce
dernier dans mon deuxième, avec pour faire bonne mesure un chargeur à la
M14. Ce qui nous donne un bois raccourci !
Souvent le bois d’origine ou un " sale " bout de hêtre à la
place, mais toujours trop court quand ont refait un Garand avec ! Le
morceau manquant étant remplacé par une cale de bois
approximative pour faire comme …
Alors tout marquage de type PB est à proscrire si vous aimez
les bonnes choses, le pire dans cette histoire c’est qu’après
tout un Garand italien est aussi intéressant qu’un autre
(Norvégien par ex .), mais bon nos margoulins trouvent plus
lucratif de vous fourguer un VRAI de VRAI garandi 06/06/44 du soldat
Riant, en bricolant un peu.
Les collectionneurs U.S., diffèrent plusieurs variantes du
Garand, certaines différences étant vraiment subtiles.
Mais il faut retenir en gros :
• Le Garand dit « Gas Trap », ou Garand M-1936, introuvable
! Du moins chez nous.
• Le Garand dit « Gas Port », le modèle présenté ici,
ou ont différencie deux types, dit Garand « Pre War » et le
Garand M-1942, les deux variantes étant dit « WWII Era ».
Ci-contre
: En haut, Garand M-1936 dit " Gas Trap", en bas Garand
M-1942 dit " Gas Port"
Le modèle " pre
war " étant celui illustré en début d’article,
avec découpe supplémentaire sur l’emprunt des
gaz et hausse avec " Flush Nut " et bois à canal
long.
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Sources :
• A Collector’s Guide to the M1 Garand and the M1 Carbine, par Bruce
N. Canfield.
• The M1 Garand : Owner’s Guide, par Scott A.Duff.
• The M-1 does MY talking !, par Robert Bruce.
• Know Your M1 Garand Rifles, par E. J. Hoffschmidt.
• The Fighting Garand Owner’s Manual, par
Nolan Wilson.
• U.S. Infantry Weapons of World War Two,
par Bruce N. Canfield.
• La série de TM sur le M-1Garand.
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| Auteur : M. Ancel Christophe
E-Mail : chrstancel@aol.com
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